Extraits de nos écrits à Mireille et moi.

 

Bien. Nous avons sélectionné ce qui était le plus sortable sur le Web... Ben oui, nous n'avons pas envie d'avoir des histoires, nous !

Il y a quand même des limites au masochisme...

Petites explications avant la lecture des extraits.

 

 

Résumé du premier tome des "Gardiens des Siècles", Le Monde Gris (protégé par la Société des Gens de Lettres). (Nous deux, fifty-fifty).

En résumé, l'histoire débute au trentième siècle de l'ère chrétienne, à Paris II, dans un minable labo souterrain où travaillent deux savants assez improbables :

Serge Matthieu, le préhistorien d'origine marseillaise qui lutte contre le syncrétisme religieux et le créationnisme qui sont devenus des moyens de coercition politique plus qu'autre chose à l'époque.

Igor Zarensky, un des rares survivants des derniers pogroms de Kiev de 2980, qui est un physicien génial venant de découvrir le moyen de voyager au-delà de la vitesse luminique, et partant, de voyager dans le Temps.

Ils partent un soir à bord de leur glisseur bricolé de bric et de broc, traversent cent mille ans vers le passé de la Terre et se retrouvent dans la Vallée de la Vézère, en plein Paléolithique Moyen.

Leur projet initial est de ramener quelques spécimens de faune et de flore afin de les acclimater à leur époque où la Terre se meurt, suite à des guerres chimiques, nucléaires et bactériologiques et où ne survivent qu'une centaine de millions de personnes dans des conditions épouvantables.

Ainsi, si plantes et animaux survivent, l'espoir d'une vie nouvelle sur la Terre déserte, contaminée et vitrifiée sera-t-il le bienvenu pour tous ces gens au désespoir.

Mais ces deux savants subversifs sont dans le collimateur du pouvoir religieux et militaire qui tient la planète et quelques autres mondes sous une poigne d'acier.

Le Général Lemercier, à l'affût du moyen de rendre à la Terre des conditions de vie décentes, a décidé de s'emparer de l'invention des deux rêveurs...

Bast ! Quand il arrive avec ses hommes dans le labo, la machine infernale des deux fous disparaît, pour reparaître aussitôt !

Les militaires somment les occupants de descendre, et, ahuris, découvrent ce que ramènent les deux scientifiques : c'est roux, petit, ça gronde et crache, c'est vêtu ou plutôt enveloppé de fourrures malodorantes et c'est vraiment très laid !

Le "spécimen" ramené par les deux savants du trentième siècle n'est autre qu'une Néanderthalienne ! Une Néanderthalienne que ces deux fous ont sauvée d'une mort certaine.

Lemercier conçoit alors une idée épouvantable.

Ces Néanderthaliens sont à eux seuls une insulte à la face de Dieu, et de plus, tous les livres interdits d'anthropologie et de préhistoire rescapés des siècles passés ergotent à l'envie sur la mystérieuses disparition de ces brutes épaisses...

Mais, en dépit de leur inqualifiable laideur, ils étaient extraordinairement costauds !

Lemercier tenait là sa future armée. Un excellent moyen de lutter contre les Muts et les habitants des Bas Niveaux, une façon d'avoir les esclaves et ouvriers qui manquaient à la reconstruction de la Terre, une façon d'avoir les spécimens de laboratoire qui leur manquait, eu égard qu'il n'y avait plus de faune, et, pour finir, de parfaits compléments alimentaires ou des banques mémoires annexes d'ordinateurs voire des mères porteuses si on ne pouvait en faire rien d'autre !

Et les militaires volèrent la tempsmobile et ses plans... Ils promirent qu'ils récupèreraient le spécimen plus tard...

Mais Igor Zarensky avait des amis Ukrainiens qui possédaient déjà le moyen de voyager dans l'espace et le temps, et ceux-ci récupérèrent les deux savants et la Néanderthalienne juste après le vol inqualifiable des militaires.

Les représentants de l'ancienne Communauté des États Indépendants les accueillirent au sein de la Base Intertemporelle a IV, sise dans une colline artificielle située en amont de la Vallée de la Vézère cent mille ans avant notre ère.

Serge Matthieu et Igor Zarensky ,hébergés par les anciens collègues de ce dernier, décidèrent que la Base Intertemporelle serait une base résistante contre le pouvoir en place au trentième siècle, et que, puisque les militaires voulaient utiliser l'arme ultime des voyages à travers le temps pour dominer encore plus le monde, ils seraient là pour les empêcher de jouer à Dieu !

Mais l'Histoire avait déjà été écrite, et la trame du Temps trouve toujours le moyen de s'auto-réparer...

Toujours est-ils que nos savants fous étudièrent leur spécimen sous tous les angles, et ce qu'ils en concluaient était uniquement ce qu'eux voulaient voir, et non ce qui était réellement.

Sous son archaïque et rude apparence, la petite Néanderthalienne rousse cachait une personnalité attachante, et une intelligence stupéfiante.

Mais ces fous de savants ne voulaient rien voir et il se produisit plusieurs incidents graves lors desquels la pauvre préhistorique eut à pâtir sérieusement !

Au bout d'âpres négociations et parce qu'il était très lâche, Serge Matthieu obtint l'autorisation de revenir au trentième siècle avec le staff d'a . Et la Néanderthalienne, Wang-Ka.

Et au prix de compromissions épouvantables !

Cette dernière avait eu tout loisir d'apprendre dans le dos des savants qui étaient aussi ses tourmenteurs tout un tas de choses stupéfiantes. Notamment, les hommes du futur avaient inventé une méthode radicale d'apprentissage et d'instruction par le sommeil, et la jeune Paléanthropienne avait utilisé en cachette et l'ordinateur qui dirigeait cette base et les appareils formidables d'apprentissage pendant que les modernes dormaient...

Elle avait un sens de l'observation aigu, une mémoire impressionnante, et l'intelligence artificielle était le seul membre de la base intertemporelle qui avait conscience de l'humanité du "spécimen" que la plupart ne considéraient pas mieux qu'un chimpanzé à peine dégrossi !

Quelle erreur ne firent-ils pas là !

Ils n'allaient pas tarder à s'en mordre les doigts.

Quand les militaires les autorisèrent enfin à revenir au trentième siècle, la situation était encore pire qu'avant leur départ pour a .

Des troupes armées gardaient les lieux publics, de solides gaillards vêtus de combinaisons argentées ou noires, équipés de casques intégraux et de tromblons terrifiants.

Ces "Hommes Sans Visages" étaient les nouvelles troupes d'élites de l'Oligarchie régnante.

Et le secret qui les recouvrait, cauchemardesque.

Les pauvres gens mangeaient à nouveau de la viande... On en cachait soigneusement l'origine.

Les laboratoires faisaient à nouveau des progrès foudroyants, et les riches pouvaient bénéficier de nombreux organes de remplacement parfaitement sains et vigoureux...

Les femmes stériles pouvaient à nouveau avoir des enfants...

Et ceux qui avaient besoin de personnel trouvaient des esclaves parfaits dans ces imbéciles de Néanderthal dûment conditionnés qu'on pouvait acquérir pour une somme rondelette, mais qui abattaient l'ouvrage de toute une équipe en quelques heures !

Ces pauvres gens archaïques auraient pu se révolter, ils en brûlaient d'envie, mais les hommes du trentième siècle étaient passés maîtres dans la manipulation mentale et la biochimie du cerveau.

Ils avaient notamment inventé un appareil nommé psychosonde, très lointain descendant de nos RMN et électroencéphalographes, qui non seulement décortiquait le cerveau neurone par neurone, mais, de plus, le REPROGRAMMAIT comme un informaticien programme un ordinateur !

C'est ce que les troupes de Lemercier avaient fait aux Néanderthaliens exilés outre temps pour les asservir à leur guise.

Et faire d'eux tout ce qu'ils voulaient.

Du moins le croyaient-ils. C'est que ça le crâne drôlement dur, un Néanderthalien !

Matthieu et Zarensky étaient devenus les jouets des Oligarques et du Général Lemercier.

Ils comptaient sur ces savants peu scrupuleux pour obtenir des informations plus complètes sur ces êtres frustes qu'ils asservissaient et envoyaient parfois au casse-pipe sans vergogne.

Wang-Ka était le sujet d'études parfait.

Seulement, il s'avérait qu'elle était ingérable.

Alors, Matthieu en vint aux méthodes drastiques. Il la donna, en désespoir de cause, à Lemercier et ses sbires.

Auparavant, alors qu'elle était la proie d'une colère légitime (elle venait de découvrir quel sort épouvantable vivaient ses congénères et contemporains), Matthieu l'avait neutralisée d'un tir de paralysant.

Et là, on la traînait sous la psychosonde pour la remettre en quelque sorte à zéro, mais surtout pour la rendre bien soumise !

Quand on la sortit de là, le Général demanda à ce qu'on la conduisît dans ses appartements.

Et là, il découvrit qu'il s'était trompé sur toute la ligne. Par un étrange concours de circonstances, les effets du paralysant de Matthieu et ceux de la psychosonde s'étaient mutuellement neutralisés !

Wang-Ka était en pleine possession de ses moyens ! Et elle profita de ce que le Général était seul pour le supplier, en une vibrante tirade, de cesser de persécuter des gens nés si longtemps avant lui.

Le Général lui raconta alors qu'il voulait utiliser ses Néanderthaliens durant deux ans chacun, et qu'ils seraient renvoyés chez eux sitôt leur service fini, l'esprit débarrassé de tout souvenir concernant cette époque futuriste où ils n'auraient jamais dû atterrir.

En fait, le Général ignorait ce qui se passait réellement dans ses laboratoires, et ce fut Wang-Ka qui le lui fit découvrir.

Le malheureux militaire découvrit qu'on avait outrepassé ses ordres et que les Oligarques avaient décidé de rentabiliser au maximum leurs recrues paléolithiques ! Ils étaient en fait exploités à mort, et de toutes les façons possibles et imaginables.

Le Général Lemercier, horriblement confus et honteux, avoua alors à Wang-Ka qu'on avait mené sur elle une expérience.

Les psychosondes avaient découvert en elle des capacités PSI exceptionnelles, bien plus puissantes que celles des Muts des bas quartiers.

Et on avait introduit en elle des nano-machines qui l'inféodaient à Lemercier lui-même, et développaient ces talents d'une façon proprement cauchemardesque. Elle était devenue une sorte de cyborg, une arme psychique de tout premier ordre.

Et Lemercier lui avoua qu'il était tombé éperdument amoureux d'elle car il s'avérait qu'elle possédait en elle des qualités qui en faisaient une personne remarquable. Et qu'il ne savait que faire pour réparer les torts qu'il lui avait causés, tout comme il serait parfois obligé d'agir à travers elle pour mieux finalement les sauver, elle et les autres Néanderthaliens.

C'est à ce moment-là qu'entra dans le bureau l'enseigne Dupuis, secrètement amoureuse du Général, et qui se méprit quant à la conversation tout ce qu'il y avait de plus fraternel et aimable entre son supérieur et la préhistorique.

Grâce à ses dons psychiques remarquables, Wang-Ka neutralisa l'intrigante pour un certain temps...

Mais la vengeance d'une femme bafouée est terrible, dit-on, et celle de Dupuis le sera effectivement.

Quand elle revint de la maison de repos où elle avait atterri, l'enseigne Dupuis réussit à circonvenir plusieurs Néanderthaliens décérébrés et ils traînèrent de force Wang-Ka, à nouveau, sous la psychosonde.

Avec la programmation qu'ils injectèrent à l'horrible machine, il n'aurait dû sortir de là qu'un zombie à l'intellect d'une larve.

Mais Lemercier actionna à distance les nano-machines qui bardaient l'organisme de la Néanderthalienne, et si elle en sortit en apparence matée, il n'en était rien.

Il la rendit enfin à Matthieu, ravi d'avoir un moyen d'espionner ce savant subversif à travers la jeune femme que les nano-machines transformaient en sonde espion idéale.

Mais comme Wang-Ka a trop été pervertie par la civilisation moderne, Matthieu part à la recherche d'autres cobayes. Il en ramène bientôt trois.

Deux Miliciens, de la catégorie "Hommes Sans Visages" et Délian-Ka, la meilleure amie de Wang-Ka !

Fin du premier tome.

 

 

Le Monde Violet (Celui-là sera plus de la patte de Mireille que de la mienne).

Quelques mois passent, et les savants repartent à a , avec leurs préhistoriques.

Ils ont de plus en plus de mal à ne voir en eux que des spécimens de laboratoire, des animaux féroces.

D'autant que Délian-Ka, mue par un légitime sursaut d'amour-propre, s'enfuit, pour rejoindre l'île mystérieuse d'où était originaire sa grand-mère Ida.

Une île à l'ouest, au-delà de la Grande Eau où vivent, paraît-il, des Dieux tout puissants.

Un mythe.

Une légende.

L'Atlantide !

Délian-Ka y parvient, mais c'est tomber de Charybde en Scylla !

Car là-bas aussi il ne fait pas bon être un Barbare de Néanderthal ! Là aussi, ils servent d'esclaves, de chair à expériences, d'hommes et de femmes de main, etc...

Les habitants de cette île viennent d'un autre monde. Ce sont des Hommes Serpents à la fine peau écailleuse bleu pâle, très grands, au crâne hypertrophié, et dont le squelette est cartilagineux. Des serpents ils ont le venin, le regard hypnotique, le sang froid et une absence totale de sentiments.

Ils ont une technologie équivalente à celle des hommes du trentième siècle, et eux aussi ont conquis l'espace et le temps.

Les Lemerciens voient en ces extraterrestres reptiliens l'occasion d'acquérir une puissance plus grande encore et poussent Wang-Ka et ses amis à aller en Atlantide délivrer Délian-Ka.

S'ensuit toute une série d'aventures franchement rocambolesques menées par des personnages hauts en couleurs.

Mais les Sages d'Altantis Fils de la Lumière veillent. Et avec eux les Maîtres des Connaissances venus du mystérieux Empire Bêtarien.

Nos amis vont encore se retrouver brinqueballés de droite à gauche et de passé en futur !

Fin du second tome.

 

 

Le Monde Bleu. (À quatre mains).

Après leur mésaventure atlante, les gens d'a et surtout les pauvres préhistoriques ont bien besoin de vacances.

Alors qu'elles sont au-dehors de la base, après que Délian-Ka eut déjà échappé une première fois, Wang-Ka et elle sont capturées par des Chasseurs de Femmes, des misérables aux mœurs franchement exécrables.

Wang-Ka se retrouve la proie d'un nommé Laïn Ghâlaïn Bokhr, (dont je rajouterai le portrait plus tard) et Délian-Ka, celle de son frère adoptif, Niya Ghâlaïn Bokhr, qui les retiennent pendant treize lunes contre leur gré, jusqu'à leur libération presque miraculeuse alors que tout leur semblait perdu.

En fait, les Lemerciens avaient besoin d'étudier ce nouveau peuple en profondeur, car les Moharn, le peuple de Wang-Ka et de Délian-Ka était quand même plutôt dangereux, eu égard les mœurs cannibalique et chasseuses de têtes des archaïques citoyens, ainsi que leur côté profondément indiscipliné, qui arrivait à résister à tous les conditionnements ou presque !

En dehors du fait qu'ils capturassent des femmes dans d'autres tribus, les Golan, Rakhéïn, Marrakhéïn et Vaaïn sont plutôt paisibles et semblent les plus avancés technologiquement de toutes ces tribus néanderthaliennes qui hantent l'Europe et l'Asie Mineure à l'époque.

Une aubaine pour Lemercier et consorts.

Ils manipulent donc à distance Wang-Ka pour qu'elle unisse les Moharn aux Golan, et c'est là que naît une grande dissension entre elle et Délian-Ka, son amie de toujours.

Seulement, Délian-Ka ignore que Wang-Ka n'est qu'une marionnette de chair et de sang entre les mains de gens sans scrupules, tout comme elle.

Bref, après une bataille décisive où les Moharn récupèrent les deux femmes, elles regagnent a et leurs foyers, ainsi que ces fous de savants modernes.

Le retour est épique ! Dohar et Enah-Ohar, les anciens compagnons de Wang-Ka et Délian-Ka les rejettent, et les pauvres filles, désemparées, ne savent plus que faire.

Elles n'ont plus de peuple -les Moharn les ont désavouées !- plus de maris - ils les ont rejetées avec dégoût, puisque pendant un an elles avaient été les captives des Golan !- et, pis que tout, leurs ravisseurs ont été sauvés blessés de la bataille et se retrouvent à a eux aussi !

Aux yeux des modernes, les tribus importent peu, seuls comptent les spécimens ramenés !

Et Matthieu se régale d'avoir d'autres préhistoriques à étudier !

Désespérées Wang-Ka et Délian-Ka sont au bord du suicide.

Mais les membres du mystérieux Empire Bêtarien les récupèrent in extremis.

Fin du troisième tome.

 

 

Le Monde Vert. (idem)

Les Bêtariens décident de prendre en charge les Moharn et Golan d'a , ainsi que les modernes du trentième siècle.

Les modernes découvrent, avec encore plus de stupeur que les Néanderthaliens, un empire stellaire peuplé en grande majorité de Terriens comme eux.

Mais des Terriens préhistoriques ! Des Néanderthaliens !

Ceux-ci sont d'anciens esclaves d'Atlantis qui ont fait sécession et ont volé les vaisseaux et le savoir de leurs anciens maîtres.

Cela fait quatre siècles relatifs qu'ils ont conquis ce monde autour de Bételgeuse et d'autres colonies dans les étoiles avoisinantes.

Ils se sont donnés pour but d'aider et de sauver tous les Néanderthaliens victimes des exactions atlantes ou modernes à travers temps.

La majorité de l'Empire est composée de mondes quasiment vierges où vivent encore des gens comme sur Terre, au Paléolithique Moyen. Ils reprennent là l'évolution où on la leur avait faite laisser.

C'est l'avers de la médaille... Mais le revers est bien plus sinistre.

Fin du quatrième tome.

 

 

Le Monde Ocre. (Raconté avec verve par Mireille plus que moi.)

Bourrelés de remords mais pétris de spiritualité, tous les Néanderthaliens d'a , après leurs aventures atlantes et bêtariennes décident d'une retraite spirituelle au Temple de Mû, un des vestiges de l'ancien empire rival d'Atlantis où vivent des êtres très élevés spirituellement. La quête de Délian-Ka est âpre et difficile, d'autant qu'elle se sent coupable d'actes qu'elle n'a absolument pas commis.

Comme tous, du reste.

Curieusement, les modernes et les Lemerciens leur fichent la paix. Ils ne savent que trop ce que peuvent produire, comme cataclysmes, les capacités parapsychiques de leurs anciens spécimens devenus peu à peu leurs collègues et amis.

Un break original dans un monde pour le moins tourmenté.

Fin du cinquième tome.

 

 

Le Monde Doré. (Celui-là sera un peu plus de moi. Enfin, je crois.)

Comme les Bêtariens s'avèrent tout aussi monstrueux que les Atlantes ou les hommes du futur, Wang-Ka se révolte.

Les Lemerciens, à distance, l'expédient grâce à ses nano-machines incorporées dans le trou du cul de la Galaxie, une Nébuleuse Noire mystérieuse, que redoutent les Bêtariens.

Et comme Matthieu, Zarensky et les autres s'avèrent insoumis, ils ordonnent à Matthieu de détruire a .

Lors de la confusion et de la conflagration générales, tous se retrouvent séparés et dans des secteurs spatio-temporels différents.

Wang-Ka se retrouve sur une colonie dissidente de l'Empire Bêtarien, Toïnka.

Un monde peuplé de Rakhéïn et apparentés, qui en sont arrivés à une sorte de Moyen Age.

Ce monde, digne d'un roman d'heroic-fantasy, est régi par les anciennes coutumes des Voleurs de Femmes et un code de la chevalerie qui font tant bien que mal bon ménage.

Certains clans vivent toujours, nonobstant, comme pendant la préhistoire terrienne.

Mais tous ces gens sont d'invétérés machos.

Wang-Ka commence donc une vie d'errante marginale et guerrière, qui soulève plusieurs femmes à aller contre les usages avilissants auxquels elles sont tenues, et pour survivre, elles attaquent plusieurs fiefs qu'elles mettent à feu et à sang.

Les Lemerciens ont perdu sa trace. La Nébuleuse Noire crée des interférences, et les ondes qui la téléguidaient ne la franchissent pas.

Au bout de quelques mois où la majorité de la population mâle et noble de la planète a été décimée, le roi décide de mener une grande bataille contre les furies. Il envoie à la tête des troupes le Chevalier Doïn Maraï Bokhr duc de Taïgana pour mater les rebelles et les remettre dans le droit chemin, ou plutôt, les tuer.

Mais Doïn et ses hommes ne l'entendent pas ainsi. La plupart de ces guerrières sont magnifiques, et les tuer serait un monstrueux gâchis, d'autant que pour se marier, il faut une fortune, et que si on vainc ces filles, on pourra avoir des femmes à bon compte...

Mauvais plan.

La plupart des nénettes, enragées par plusieurs siècles de servitude inique préfèrent la mort à la détention, et celles qui ne meurent pas sur le champ de bataille préfèrent se suicider !

Quasiment tous les hommes de Doïn sont découpés en petits morceaux.

La mère de ce dernier, qui est chamane, prépare alors une drogue qui endormira les furies à la première écorchure.

Avec sa poignée de guerriers survivants, Doïn affronte enfin ce qui reste des filles enragées.

C'est vraiment la guerre des sexes !

Finalement, grâce à la drogue puissante dont ils ont enduit leurs armes, les hommes vainquent les belles amazones, et Doïn se retrouve à se battre en duel contre leur chef, Wang-Ka.

Elle se bat comme un fauve, et semble indestructible. Elle a des réflexes dangereux, et plusieurs fois Doïn manque y laisser la peau.

Elle l'a blessé à plusieurs endroits.

Au bout de plusieurs heures, alors que tout semble perdu, il parvient enfin à la vaincre, et la ramène chez lui.

C'est le début d'une histoire d'amour qui dure quinze ans entre un prince déchu et défiguré et la sauvage troglodyte.

Quinze ans durant lesquels Wang-Ka tente d'améliorer quelque peu la situation des femmes.

Mais comme tout cela prend du temps et qu'elle n'est pas patiente, même si le temps n'a pas de prise sur elle, elle contacte grâce à son com qu'elle a conservé toutes ces années, et à un code spécifique, Matthieu.

Ce dernier, au prix d'aventures rocambolesques, a réussi à réunir presque tout son ancien staff. Ne manquent que les enfants des Néanderthaliens, restés sur Bêta, et Wang-Ka.

Wang-Ka qui avait disparu depuis plus de six mois relatifs, depuis l'explosion d'a , dont Matthieu ne se souvient plus avoir été la cause !

Laïn est désespéré de voir sa femme avec un autre. Il défie Doïn qui le vainc sans vergogne et le tue.

Les Lemerciens sont aux anges. Le monde que Wang-Ka a découvert regorge de richesses et de gens exploitables à merci.

Sous couvert de les aider, les modernes offrent au monde d'or tout un tas de gadgets techniques qui le sortent de son Moyen Age.

L'aventure peut continuer.

Les Silniens (qui avaient conquis Atlantis) et les Bêtariens ne voient pas d'un bon œil l'essor de ces mondes de la Nébuleuse Noire.

Ils tentent de détruire dans l'œuf ces orgueilleux qui osent redresser le front !

Mal leur en prend !

L'empire Bêtarien et Silna sont détruits sous un déluge de feu et de bombes électromagnétiques qui les renvoient à des âges antédiluviens.

Naît alors sur les cendres de ces mondes un nouvel empire, l'empire Toïnkien.

Mais la puissance nouvellement acquise de Doïn Maraï Bokhr dérange, et comme on n'est jamais si bien trahi que par les siens, un complot horrible accuse Wang-Ka d'avoir déchaîné sa force psychique incendiaire sur le Temple de Moïa de Toïnka...

Pendant ce temps, Délian-Ka vit une existence mouvementée aux côtés de Niya.

Il s'avère aussi que le Serge Matthieu qui sévissait dans ces bases intertemporelles n'était qu'une canaille d'usurpateur. Là, ils retrouvent le vrai, celui qui aurait dû vivre cette histoire depuis son début !

Fin du sixième tome.

 

 

Le Monde Orange (Celui-là plutôt de moi aussi, quoique...).

Rien ne va plus entre Doïn et Wang-Ka.

Ça n'arrange pas vraiment les Lemerciens qui ont toujours besoin de plus de bras.

Ces Néanderthaliens exilé outre espace et outre temps étaient une véritable aubaine !

Bref, après une ultime dispute, Doïn expédie Wang-Ka sur un monde des marches de l'Empire, un monde où les réformes de Délian-Ka et les siennes ont bien du mal à faire leur chemin.

Elle se retrouve vendue au Marché aux Femmes, une détestable institution où atterrissent les prisonnières de guerre issues de tout l'espace temps.

Un tisserand brutal la rachète. Pour une broutille, il lui flanque une volée mémorable, et eu égard sa situation de captive, Wang-Ka n'arrive pas à se défendre. Elle sombre dans une sorte de coma où son psychisme déchaîné fait des ravages.

Elle se retrouve sur l'autel du Temple de Moïa de la cité et est recueillie par les Shamaïnen du lieu qui la soignent, notamment le Taï-Shamaïn, qui est aussi le chef de la cité, Anaïak Aïnak Bokhr auprès duquel elle trouvera enfin la paix et le bonheur qu'elle n'espérait plus, et auxquels elles ne croyait même plus, tout comme l'amour auquel elle ne croyait pas davantage...

Là aussi, les Lemerciens tentent d'intervenir et de s'immiscer.

Mais toutes ces épreuves et ces années ont petit à petit fait sauter les conditionnements de Wang-Ka qui, retrouvant son intégrité psychique et aidée de Délian-Ka, se venge enfin de ce qu'on leur a fait, à tous, les Néanderthaliens.

Leurs psychismes déchaînés déclenchent une tempête de feu sur la Terre et ses colonies, stérilisant la Terre et détruisant une bonne partie de ses colonies.

L'homme moderne a vécu. C'est lui maintenant le fossile, le cousin qui a mal tourné, l'inadapté ou le trop adapté !

En trente mille ans relatifs pour les uns et quatre siècles pour les autres, ils se sont retrouvés et ne se sont pas vraiment embrassés...

Toutefois, au sein des bases intertemporelles survivent plus de quatre millions de personnes issues de toutes les époques de la Terre et elles se sont donné pour rôle de lutter contre toutes les manipulations dangereuses de l'espace et du temps. Ce sont eux les fameux Gardiens des Siècles mandatés par l'Empire Toïnkien.

Et ils sont tous, autant modernes que Néanderthaliens, acharnés à un seul but. Que survive malgré tout ce que la Vie a créé de plus évolué et de plus beau à travers tout l'espace et le temps.

Ils avaient disparu bizarrement. En fait ils avaient été exilés de force du monde qui les avait vus naître.

Par des gens qui s'étaient pris pour Dieu et qui trouvaient que des ancêtres pareils, ça faisait désordre.

Le problème, c'est qu'il s'est avéré que c'étaient ces gens dont personne ne voulait qui tenaient les clés de l'avenir !

Et celles de la survie de l'humanité, tant ancienne que moderne.

Comme quoi il ne faut jamais rejeter quelqu'un pour un délit de sale gueule.

Ça peut vous mener extrêmement loin !

Et comme les gens heureux n'ont pas d'histoire, ça sera la

Fin du septième tome.

 

 

Morceaux choisis.

 

Ils sont au format .rtf si vous voulez les télécharger, de façon à pouvoir être lus sous tous les OS, PC Windows ou Linux voire Mac.

Extrait du journal de Wang-Ka. Écrit par moi.

Il Idem.

Des conceptions artistiques de Délian-Ka. Écrit par Mireille dont les enthousiasmes artistiques et cinématographiques n'engagent qu'elle ou son petit personnage et me déroutent quelque peu, parfois...

Un jugement lapidaire Écrit par Mireille aussi... Ou quand deux univers parallèles s'interpénètrent...

 

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